Le collectif

VIES VOLÉES | Qui nous sommes

Vies Volées est un collectif de familles victimes de crimes policiers.

Il a été fondé en 2010 par la famille de Lamine Dieng. Quelques temps après sa création, les familles de Abou Bakari Tandia, Tina Sebaa, Abdelhakim Ajimi, Mahamadou Marega 1  et des proches de Baba Traoré rejoignent le collectif. Quelques années plus tard, les familles de Youcef Mahdi et Mahamadou Marega 2 s’associeront également à Vies Volées.

En 2011 Vies Volées co-organise avec d’autres familles victimes de crimes policiers une marche nationale  contre la répression et les violences policières. Cette marche a lieu à Paris, et pour la première fois en France lors de la Journée Internationale Contre la Brutalité Policière (JICBP) 3 Depuis, chaque année en mars (pour cette journée internationale)  a lieu à Paris une marche nationale contre les violence policières.

Le collectif Vies Volées mène également différentes actions : recensement des victimes de crimes policiers, entraide judiciaire, campagnes, conférences/meetings, mobilisations, projections de films.

Nous luttons pour obtenir la vérité et la justice pour toutes les victimes de crimes policiers. Nous luttons pour que cessent les violences policières, et l’impunité systématique que garantie l’institution judiciaire aux criminel.le.s assermenté.e.s.
Nous soutenons également l’interdiction des techniques létales d’immobilisation.
Nous encourageons le débat et les solidarités pour mettre en place des solutions communautaires et non-autoritaire contre le recours à la police.

Organisations-nous, mobilisons-nous pour mettre un terme à la violence d’État !

VIES VOLÉES | Les victimes

Abou Bakari TANDIA

Abou Bakari était malien, en « situation irrégulière ». Dans la nuit du 5 au 6 décembre 2004, en garde à vue à Courbevoie, il tombe dans le coma. Il s’écoule plus de 48 heures entre son entrée au commissariat et le moment où sa famille est prévenue. À l’hôpital, on leur barre l’accès à la chambre. Quand finalement ils peuvent le voir, le 10 décembre, Abou Bakari est en état de mort cérébrale. Il décède le 24 janvier 2005.
Nous ne pouvons pas résumer ici toutes les aberrations du dossier. Selon la police, Abou Bakari se serait cogné la tête seul contre le mur et en serait tombé dans le coma. La caméra de sa cellule était providentiellement en panne. Ni la famille, ni le rapport d’autopsie ne relèveront de lésions au niveau de la tête. Par contre, en juin 2011, le rapport de l’Institut médico-légal de Paris, basé sur une reconstitution des faits, conclut à la mort par une contention thoracique effectuée par un policier. Il a fallu une plainte pour « destruction de preuves » pour que des pièces essentielles égarées depuis trois à quatre ans soient enfin
versées au dossier. Les dysfonctionnements et le manque de rigueur dans le suivi de l’instruction sont patents. « Sept ans après, on n’a pas encore de réponse. Mais même si ça dure vingt ans, tant que moi je suis en vie je continuerai, affirme Souaibou Doucouré (l’oncle d’Abou). Plus ça dure, plus ça révolte 4 »
Quatre juges se succèdent en sept ans. La dernière nomination sera celle de trop : la juge ordonne une sixième expertise médicale ! L’avocat demande alors que le dossier soit confié à une autre juridiction : refusé. Et même si un policier a reconnu avoir effectué une prise d’étranglement, un non-lieu est prononcé et confirmé en 2013. L’ultime recours auprès de la CEDH a été rejeté en octobre 2016.

(Extrait de 100 portraits contre l’État policier, Collectif Cases Rebelles, Paris, Syllepse, 2017.)

Tina SEBAA

Tina Sebaa avait 17 ans. Le 12 février 2007, elle a rendez-vous avec son fiancé. Elle l’attend avec une amie. Raouf (15 ans) et Mehdi (16 ans) leur proposent de monter en voiture pour le retrouver. À 2 h 49 du matin, ils sont pris en chasse par la BAC. À Saint-Fons, le véhicule s’engage dans une rue sombre et étroite qui se termine par un virage à angle droit trop dur à négocier. Il heurte violemment un mur. Le conducteur est tué sur le coup. L’amie de Tina est dans le coma. Mehdi est indemne.
« Pas moins de douze véhicules de police ont été dépêchés sur les lieux. Toute la hiérarchie policière est là, ainsi qu’un substitut du procureur, fait extrêmement rare pour un accident de la route. Les policiers mettront plus de deux heures à appeler les secours5. »
La famille doit attendre une heure au commissariat pour être informée froidement de la mort de Tina. Sa mère, Mellaz, est assaillie de questions. Elle apprendra que Tina est en fait dans le coma. Tina décède quelques heures plus tard.
Les parents de Tina et de Raouf déposent des plaintes contre X pour homicide involontaire. Ils doutent de la version policière et pensent que le véhicule de la BAC a pu toucher la voiture des adolescents. Ils évoquent des intimidations du témoin principal et s’étonnent de l’absence de photos de la scène, d’images de vidéosurveillance ou de certains « procès-verbaux dans le dossier6. »
Un non-lieu est prononcé le 7 août 2009.

En 2011, ayant épuisé tous les recours juridiques, les familles de Tina et Raouf fondent leurs derniers espoirs sur la CEDH. Le combat est porté par le collectif de solidarité lyonnais, créé par des amies de Tina et soutenu par sa mère ; il fait aussi partie du collectif de familles Vies volées. Mellaz Sebaa s’interrogeait en 2012 : « Les garçons avaient volé ce véhicule, les filles n’avaient rien volé. Est-ce que ça mérite pour autant de mourir parce qu’on vole une voiture ou un scooter ? Il me semble que la peine de mort a été abolie en France 3. »
Le 8 juillet 2014, la CEDH déclare leur requête irrecevable.

(Extrait de 100 portraits contre l’État policier, Cases Rebelles)

Lamine DIENG

Lamine Dieng est mort le 17 juin 2007 à 4 h 29 du matin. Allongé face contre terre pendant les trente minutes de son arrestation, avec cinq policiers agenouillés sur lui.
Alors qu’il est décédé à 500 m de chez lui et a été identifié grâce à sa moto, sa famille n’a été avertie que 36 heures après. Au téléphone, la police annonce d’abord que Lamine est mort d’un accident sur la voie publique. Mais lors de la rencontre avec la famille le 19 juin au matin, l’IGS prétend que Lamine est mort d’une overdose de cannabis, de cocaïne et d’alcool – résultats de la première autopsie – et qu’il avait été violent envers quelqu’un. La famille se constitue partie civile et porte plainte. Une instruction est ouverte début juillet 2007 ; une contre-expertise médico-légale est immédiatement ordonnée. Celle-ci conclut à une « mort d’une asphyxie mécanique par suffocation due à l’appui facial contre le sol avec pression du sommet du crâne ».
Mais
après sept ans d’instruction, en juin 2014, le juge prononce un non-lieu . La famille fait appel de cette décision auprès de la chambre de l’instruction à Paris, qui confirme le non-lieu en juin 2015. La famille fait de nouveau appel et se pourvoit en cour de cassation.
« Dans les motifs invoqués pour le non-lieu, le juge expliquait que certes les moyens employés étaient disproportionnés, mais que les policiers étaient face à une situation de rébellion et que les techniques de coercition utilisées sur Lamine ne sont pas interdites en France. (…) Cette technique a été utilisée en 2016 par les gendarmes sur Adama Traoré. Ils l’appellent « contrôle dorsal costal » ou encore « décubitus ventral ». Elle est enseignée en France et a causé la mort notamment de Ali Ziri, de Abdelhakim Ajimi et de Mohamed Saoud. Et elle est interdite dans certains pays : aux États-Unis (New York, Californie), en Suisse, en Belgique. » 7 précise Ramata Dieng, soeur de Lamine.
En juin 2016, la cour de cassation a rejeté le pourvoi, confirmant le non-lieu. La famille continue le combat, et a déposé début 2018 un dossier à la Cour européenne des Droits de l’Homme.

Baba TRAORÉ

Un soir d’avril 2008 à Joinville-le-Pont. Baba Traoré croise les contrôleurs de la RATP et la police. Baba est en France depuis trois ans. Il est venu pour donner un rein à sa soeur souffrant d’insuffisance rénale. Sa dernière demande de renouvellement pour motif médical a été refusée mais Baba n’est sous le coup ni d’une OQTF, ni d’un APRF. Ce jour-là, Baba a son pass Navigo mais pas ses papiers. Ça peut arriver à tout le monde. Mais tout le monde n’a pas les mêmes chances d’être soumis à un contrôle d’identité en plus. Baba prend la fuite. Deux ou trois policiers – selon les versions – l’ont poursuivi avec un zèle injustifiable, sauf quand on considère la traque des migrants comme une affaire d’État. Baba atteint les rives de la Marne. Que s’est-il passé ensuite ? On dit qu’il a glissé, on dit qu’il a plongé. Baba ne sait pas nager et a peur de l’eau. Pourquoi plongerait-il ?
Dès le lendemain, le pouvoir s’exprime clairement par la bouche de son porte-parole Luc Chatel : « C’est en voulant échapper à un contrôle de la police ferroviaire que ce jeune Malien s’est enfui et qu’il a chuté malencontreusement et qu’il s’est noyé […]. Nous sommes dans un pays où il y a un État de droit […]. Quand on est
un citoyen en règle, on se conforme aux contrôles de police. » L’autopsie dira qu’il est mort de noyade à la suite d’un choc thermique avec une eau à 6 °C. Pourquoi les traqueurs ne se sont-ils pas transformés en sauveurs ? Combien de temps a-t-il fallu aux flics pour cesser de considérer Baba comme une proie ?
Une plaque a été posée là où Baba a rencontré ce terrible destin. La famille a monté un collectif et plusieurs manifestations ont eu lieu pour exiger la vérité. Baba Traoré va devenir un symbole. Tout comme Ivan Dembsky, Chulan Zhang Liu, Elvis Akpa. Symboles d’une politique migratoire xénophobe, qui vise à faire du chiffre, à remplir les CRA et les charters.
Avant Baba, Mickaël Cohen (2004) et Fethi Traoré (2006) s’étaient aussi noyés dans la Marne à l’issue de poursuites.

(Extrait de 100 portraits contre l’État policier, Cases Rebelles)

Abdelhakim AJIMI

Grasse, le 9 mai 2008. Abdelhakim Ajimi, 22 ans, est interpellé par deux agents de la BAC qui très vite entreprennent de le saisir et de le plaquer au sol. Puis, l’un lui fait une clé  d’étranglement pendant que l’autre, assis sur ses jambes, le menotte. Cinq policiers municipaux arrivent en plus. Tout se passe en plein après-midi, en centre-ville, devant plusieurs témoins choqués. Abdelhakim est plus tard jeté inerte, « la tête pendante », « mou comme une guimauve8 », dans le véhicule de police. Au commissariat, les secours ne pourront le réanimer. D’après l’expertise médicale, il est mort d’« asphyxie mécanique lente résultant d’une compression thoracique et du mécanisme de compression du cou ». En avril 2010, un rapport de la CNDS conclura « à un usage excessif de la force et à une prise en charge inhumaine ».
Une information judiciaire pour « homicide involontaire » contre
X est ouverte le 13 mai 2008 ; la famille se constitue partie civile. Elle est soutenue par le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi.
Au terme de lamentables méandres judiciaires, les deux agents
de la BAC seront jugés en janvier 2012 à Grasse avec les cinq autres policiers. Un procès à charge contre la victime et sa famille.
En février, les deux agents de la BAC sont condamnés à 24 et 18 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire ; l’un d’entre eux est également reconnu coupable de non-assistance à personne en danger ; un policier municipal est condamné à 6 mois de prison avec sursis pour non-assistance à personne en danger. La décision est confirmée en appel un an plus tard.
Ces policiers sont restés en poste.
Grasse, 2013. Lors de la dernière commémoration publique de
la mort d’Abdelhakim sera projeté Souvenir de Grasse9. Un film tourné dans la ville, trente ans plus tôt, après l’attaque d’une manifestation de travailleurs tunisiens par des policiers et des commerçants pieds-noirs, faisant cinq blessés. Un film projeté pour illustrer la continuité de la violence raciste.

(Extrait de 100 portraits contre l’État policier, Cases Rebelles)

Mahamadou MAREGA

Dans la nuit du 29 au 30 novembre 2010, des policiers interviennent à la suite d’une altercation entre Mahamadou Maréga, 38 ans, et son propriétaire qu’il aurait menacé avec un marteau. Mahamadou fait face à 17 policiers10 : il est aspergé de gaz lacrymogène, visé par pas moins de seize tirs de taser, en mode « contact » et en mode « tir » ; il est aussi matraqué. Il hurle et se débat. Il est traîné dans l’ascenseur où il est plaqué face contre ; terre, pieds et mains attachés. Des témoins entendent ses appels au secours. À sa sortie de l’ascenseur, il ne respire plus. Qu’est-ce qui a bien pu tuer Mahamadou Maréga entré vivant dans un ascenseur avec quatre policiers et mort à l’arrivée ? La question ne semble pas bien mystérieuse. Brice Hortefeux évoque un « forcené ». Les médias lui ôtent toute humanité : il est le « Malien sans-papiers », sans nom ni visage. Le parquet de Nanterre annonce une mort due à « une asphyxie aiguë et massive par inhalation de gaz ». Du sang est retrouvé dans les poumons. Le coeur était « dur et contracté, peut-être en lien avec l’utilisation du taser ». Une information judiciaire contre X pour « homicide involontaire » est ouverte. Opportunément, un second expert médical – celui dont le rapport avait conduit au non-lieu dans l’enquête sur la mort d’Abou Bakari Tandia – considère que Mahamadou est mort d’une « crise drépanocytaire aiguë ». Ce sont donc toujours les pathologies dont souffrent les victimes qui seraient la cause du décès, jamais l’usage excessif de la force et d’armes de torture11 ou les techniques brutales des policiers. En 2012, le Défenseur des droits, interpellé par des parlementaires, réclame des sanctions et des poursuites disciplinaires contre six policiers. La requête reste sans suite et c’est un non-lieu qui est rendu, confirmé le 22 février 2013 par la cour d’appel de Versailles. Ismaïl Touré, l’oncle de Mahamadou s’indigne : « Le non-lieu, ça veut dire qu’il s’est tué tout seul. Si ce ne sont pas les policiers, qui l’a tué ? C’est qui ?12 »

(Extrait de 100 portraits contre l’État policier, Cases Rebelles)

Youcef MAHDI

Dans la nuit du 4 au 5 juin 2012 à Melun, Youcef est mort noyé dans la Seine en tentant d’échapper à la police.
Youcef était père d’un nouveau-né de 20 jours. Voici les mots sa mère, Yamina Mahdi :
« Voici l’histoire malheureuse et tragique de la mort de mon fils, Youcef Mahdi.
Ce jour du 5 juin 2012, mon fils cadet m’appelle sur mon téléphone pour me dire ‘Maman, j’ai pas pu le sauver !’
À ce moment-là, choquée et paniquée, je suis sortie en courant pour trouver une personne qui pourrait m’accompagner au bord de Seine.
Tout a commencé par un simple contrôle de police qui a dérivé, la police a menacé mon fils de garde-à-vue. Celui-ci a totalement paniqué et a pris la fuite de peur que la police applique ces menaces, toujours très insistantes sur sa personne en particulier.
De là, il a sauté dans la Seine par défaut d’autre chemin. Youcef pensait réussir à traverser la Seine sans problème car c’est un bon nageur. Il a commencé à nager, mais très vite, il s’est fatigué, avant même d’arriver au milieu de la Seine.
Youcef a appelé à l’aide en criant très fort ‘Aidez moi !!!!’ et tout de suite après, sans hésiter, son petit frère de 19 ans a sauté pour le secourir, mais sans succès.
Les policiers qui étaient présents pendant les faits n’ont pas réagi. Pendant que mon fils se noyait, les policiers lui ont dit : ‘Tu fais plus le malin maintenant !!!’ Alors que Youcef demandait de l’aide, les policiers s’en réjouissaient.
De plus, ils n’ont pas immédiatement appelé les secours, ils ont attendu plus d’une heure avant de réagir et enfin appeler le Samu. Malheureusement, il était trop tard, Youcef était resté plus d’une heure dans l’eau.
Alors dites-moi, où est la justice qui doit nous protéger quand on est en danger ?
Mon fils n’avait que 23 ans, il venait juste d’avoir un petit bébé.
Nos enfants ne sont pas en sécurité avec cette justice !
Moi et mes enfants, nous sommes brisés à jamais ! »
L’affaire a d’abord été classée sans suite en novembre 2012. Puis en avril 2013 Yasmina Mahdi a porté plainte contre X pour non-assistance à personne en danger et s’est constituée partie civile. Suite à cela une instruction a été ouverte, clôturée ensuite par un non-lieu.

(Source : Yasmina Mahdi, « Souffrance », 27 novembre 2012, veriteetjusticepouryoucefmahdi.blogspot.com)

Mahamadou MAREGA

Le 11 mars 2012, Mahamadou Marega, âgé de 17 ans, meurt des suites d’un accident de la route alors qu’il était poursuivit par la police municipale :
« Venant d’acheter une nouvelle moto, il rentre chez lui sans casque. Il est repéré par une patrouille qui le prend en chasse. La moto aurait percuté un automobiliste. L’adolescent décède vingt-quatre heures après. Des témoins affirment avoir vu un policier tirer au flash-ball. »

(Sources : Bastamag 13 ; Collectif CLAP33 14)


Un recensement des « décès liés à une opération de police » en France au cours des 50 dernières années est disponible en ligne ici (Bastamag).

  1. Mahamadou Marega, 38 ans, mort à Colombes le 30 novembre 2010.
  2. Mahamadou Marega, 17 ans, mort à Ivry le 11 mars 2012 ; fréquemment recensé sous le nom de Ahamadou Marega
  3. La  JICBP a été créée à l’initiative de groupes militants suisse et canadien : le Drapeau noir et le Collectif Opposé à la Brutalité Policière (COBP) basé à Montréal (Canada). Source : http://archives-2001-2012.cmaq.net/fr/node/10762.html
    En 2011, l’appel à une mobilisation nationale pour la JICBP est lancée par un collectif anti-répression de Poitiers. Y répondent alors le collectif Vies Volées ainsi que les familles de Mickaël Cohen, Bouna Traoré et Zyed Benna, Lakhamy Samoura et Moshin Sehhouli, Reda Semmoudi, Ali Ziri, Yakou Sanogo, Féthi Traoré et Louis Mendy. Source : http://lautrement93.over-blog.com/article-marche-contre-les-violences-policieres-paris-19-mars-69288080.html
  4. Rapport d’Amnesty International, « Notre vie est en suspens » : Les familles des personnes mortes aux mains de la police attendent que justice soit faite, novembre 2011.
  5. « Ceci n’est pas une bavure. Crimes policiers et lutte contre le permis de tuer », infokiosque.net
  6. Émission du 24 février 2012 sur Radio Canut
  7.   extrait d’un entretien avec Ramata Dieng, 100 portraits contre l’Etat policier, Collectif Cases Rebelles, Paris, Syllepse, 2017.
  8. Selon les témoins. Voir Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi avec Mogniss H. Abdallah, « On a beau faire, la justice en France, ça n’existe pas », Permis de tuer, Paris, Syllepse, 2014.
  9. Souvenir de Grasse, documentaire de Yann Le Masson, Antoine Bonfanti et Jean-Jacques Béryl, 1973.
  10. http://collectif-vjp-mmarega.blogspot.fr/
  11. Conclusions et recommandations du Comité contre la torture, 21 juin 2005. CAT/C/CR/34.CHE. (Concluding Observations/Comments). 34e session, 2-20 mai 2005. Examen des rapports présentés par les États parties en application de l’article 19 de la convention, Suisse.
  12. Bastamag, 2 avril 2013.
  13. Ivan Du Roy, Ludo Simbille, « Homicides, accidents, « malaises », légitime défense : 50 ans de morts par la police », 13 mars 2014, bastamag.net
  14. Ivry-sur-Seine en deuil, 16 mars 2012, http://clap33.over-blog.com