Le monde d’après ne se fera pas sans les peuples dits d’Outremer

Alors que se tiendra le 27 août 2020, le procès de militants anti-chlordécone en Martinique, des acteurs et collectifs de la société civile, appellent à une mobilisation le 23 août pour une « Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition ».

Ils exhortent à « en finir avec l’arrogance et le déni de responsabilité » de l’État français.

Mediapart

Journée internationale contre les Violences policières

MARCHE DES FAMILLES CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES ANNULÉE

SAMEDI 14 MARS 2020 à PARIS
Rdv à 13h place de l’Opéra

 » À l’occasion de la marche traditionnelle, depuis 2011, des familles victimes de violences policières pour la Journée internationale de lutte contre les violences policières.

Nous exigeons l’interdiction des techniques mortelles d’immobilisation et des armes de guerre en maintien de l’ordre. Le texte complet de la pétition « Laissez-nous respirer ! » est à signer et partager  ici :  change.org/LaissezNousRespirer « 


Cette initiative est lancée par le Collectif Vies Volées (Paris, 20e), le Comité Adama (Beaumont-sur-Oise, 95, et Ivry, 94), la famille Dieng et le comité Vérité et Justice pour Lamine Dieng (Paris, 20e), la famille d’Abou Bakari Tandia (Courbevoie, 92), la famille de Tina Sebaa (Saint-Fons, 69), la famille de Baba Traoré (Joinville-le-Pont, 94), la famille d’Abdelhakim Ajimi (Grasse, 06), la famille de Mahamadou Marega (Colombes, 92), la famille de Mahamadou Marega (Ivry, 94), la famille de Youcef Mahdi (Melun, 77), la famille d’Angelo Garand et le collectif Justice pour Angelo (Blois, 41), Awa Gueye et le collectif Justice et Vérité pour Babacar Gueye (Rennes, 35), le comité Justice et Vérité pour Wissam El Yamni (Clermont-Ferrand, 63), le comité Vérité et Justice pour Gaye Camara (Champs-sur-Marne, 77), le collectif Selom et Matisse (Lille, 59), le comité Justice pour Ibrahima Bah (Villiers-le-Bel, 95), le comité Vérité pour Curtis (Massy, 91), le comité Vérité et Justice pour Morad Touat (Marseille, 13), le comité Justice pour Liu Shaoyao (Paris, 19e), le comité Vérité et Justice pour Ali Ziri (Argenteuil, 95), Haby Koumé sœur d’Amadou Koumé (Saint-Quentin, 02), les parents et la sœur de Rémi Fraisse, le collectif Vérité et Justice pour Mehdi (Vaux-en-Velin, 69), Florica Floarea et le comité Vérité et Justice pour Dorel (Vigneux-sur-Seine, 91), Salah Zaouiya et l’association Mémoire Jawad Zaouiya (Mantes-la-Jolie, 78), Justice pour Mehdi Bouhouta (Vaux-en-Velin, 69), la famille Touré et le comité Vérité et Justice pour Zakaria (Troyes, 10), Siaka Traoré, frère de Bouna (Clichy-sous-Bois, 93), Geneviève Legay (Nice, 06), Franck Lambin, père d’Allan (Saint-Hilaire-des-Landes, 35), le comité Vérité et Justice 31, Fatiha, mère d’Hocine, et le comité Vérité et Justice pour Hocine Bouras (Colmar, 68), Milfet, fille de Zineb Redouane, la famille de Cédric Chouviat (Levallois-Perret, 92), Marie-Paule Chenevat, en hommage à Romain (91), Karen Levy, femme de Philippe Ferrières (Drancy, 93), l’Assemblée des Blessés et les Mutilés pour l’exemple.

Communiqué 13e commémoration annuelle

#VISTOIREPourLamine

Il y a treize ans, le 17 juin 2007, notre fils, frère et oncle Lamine Dieng a été massacré par plusieurs policiers.

Plaqué au sol face contre terre, chevilles et poignets menottés ensemble dans le dos, traîné sur le bitume puis maintenu à plat ventre dans un fourgon de police, le poids de quatre agents sur lui. Lamine est mort asphyxié, le corps marqué de 30 hématomes. Son calvaire a duré une demi-heure.
Lamine avait 25 ans.

Depuis treize ans, notre famille se bat pour obtenir la vérité, la justice et la paix pour Lamine.
D’interminables années de procédures face à une machine judiciaire qui persistait à considérer ce crime comme un non-lieu. D’année en année, des magistrats nous ont dit que la mort d’un jeune homme noir sous les coups des policiers est un non-événement.
Depuis treize ans la justice française répète à notre famille que ces décès sont une chose ordinaire et normale pour les forces de l’ordre en France.
Nous avons vécu treize années de combat contre le déni de justice, face à une institution qui nous a systématiquement refusé un procès pour les responsables de la mort de notre fils, frère et oncle.

Mais le 4 juin dernier, l’arrêt rendu par la Cour européenne des Droits de l’Homme a entériné la culpabilité de l’Etat français, qui reconnaît sa responsabilité dans ce crime policier qui a tué Lamine. C’est une victoire !

Et pourtant, comme tout le monde l’a vu et entendu hier soir, alors qu’un mouvement international massif, historique, fait descendre les foules dans la rue contre le racisme policier et contre les violences impunies des forces de l’ordre, le président Macron n’a pas eu un seul mot pour les victimes insultées, humiliées, tabassées, blessées, mutilées ou tuées ces derniers mois.

Durant le seul mois d’avril dernier, dix hommes sont morts suite à une intervention policière. Dont quatre durant leur garde-à-vue au commissariat. Mais le président du comité de sauvegarde des statues d’esclavagistes n’a pas eu un mot ni une pensée pour ces victimes humaines.

Le chef de l’État a préféré insulter et dénigrer les dizaines de milliers de Français qui se rassemblent dans tout le pays pour manifester contre le racisme et réclamer la vérité et la justice, en les considérant ouvertement comme des ennemis intérieurs menaçant la République. Plutôt que de nous entendre, le « gardien de la constitution » a préféré reprendre le langage de l’extrême droite et nous coller une cible sur le dos pour nous désigner aux forces de l’ordre.

Comme chaque année depuis 2007 nous vous invitons donc à nous rejoindre pour célébrer la mémoire de Lamine.
Mais cette année est particulière !
En raison de notre victoire à la Cour européenne, en raison du confinement et de la multiplication des abus policiers et bien sûr en raison du mouvement international de solidarité contre le racisme policier et de la surdité du pouvoir, nous vous attendons massivement contre l’impunité des violences des forces de l’ordre et pour soutenir et faire entendre les voix des familles de victimes, des blessé.e.s et des mutilé.e.s

Ce samedi 20 juin, rejoignez partout en France les familles présentes dans les événements organisés. Chacun avec son masque et dans le respect des gestes de protection.
À Paris, rendez-vous place de la République, à 13h12, pour la marche #LaissezNousRespirer ! autour du quartier de Ménilmontant où habite notre famille.

Nous ne nous laisserons pas intimider par un président dont la seule réponse est de se cacher derrière ses policiers pour appliquer des politiques toujours plus brutales rejetées par la majorité de la population.
Pour garantir l’État de droit, nous exigeons :
• l’abrogation de l’article « permis de tuer » L435-1, de la loi de sécurité de 2017
• l’interdiction des techniques d’étouffement
• l’interdiction des armes de guerre (LBD, grenades) et des pistolets électriques sur la voie publique
• la suppression de l’IGPN et la création d’une institution indépendante pour enquêter sur les plaintes déposées contre les forces de l’ordre
• la radiation définitive de tout membre des forces de l’ordre ayant commis des actes ou tenu des propos racistes.

Comme on dit chez nous : #PasDeJusticePasDePaix

#JusticePourTous #LaissezNousRespirer #LaissezNousPasser

13e commémoration annuelle pour Lamine Dieng

RECONNAISSANCE DU CRIME par la CEDH après 13 ans de lutte

Mains menottées, pieds sanglés, à plat ventre, le poids de plusieurs policiers agenouillés sur le corps pendant 30 minutes, Lamine est mort écrasé par environ 300 kg le 17 juin 2007. Lamine a subi 2 techniques policières d’ÉTOUFFEMENT : la CLÉ D’ÉTRANGLEMENT avec matraque et le PLAQUAGE VENTRAL. Lamine est mort par ASPHYXIE MÉCANIQUE, à 25 ans.

La vidéo montrant la mort de George Floyd illustre parfaitement la mise à mort de Lamine. Lamine a été victime de la HAINE ANTI-NOIR et du RACISME qui sévit dans la POLICE.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a rendu son arrêt sur le meurtre de Lamine, conformément à la Convention européenne des droits de l’homme.
OUI, Lamine avait droit à la vie. (art. 2)
OUI, Lamine a subi un traitement inhumain et dégradant. (art. 3)
L’État républicain français, pour clore les poursuites à son encontre, a accepté de verser à la famille la légitime indemnisation fixée par la CEDH. Par cet acte, il RECONNAIT (1) que plusieurs de ses agents ont infligé en groupe la mort à un homme non-armé qui ne les menaçait pas, (2) que plusieurs de ses agents ont failli à leur devoir qui était de conduire un PROCÈS ÉQUITABLE pour rendre JUSTICE.
OUI, Lamine a été massacré par la police et déshumanisé par la justice.

Nous avons franchi une étape.
Poursuivons le combat pour le triomphe de la Vérité et de la Justice !

#LAISSEZ-NOUS RESPIRER ! #STOP RACISME ANTI-NOIR !
#STOP AUX CRIMES POLICIERS !
#STOP À L’IMPUNITÉ !

SANS JUSTICE, PAS DE PAIX – PAS DE PAIX SANS JUSTICE

Commémoration Lamine DIENG
samedi 20 juin 2020 à 13:12
rdv Place de la République (Paris)

#laisseznousrespirer : http://change.org/LaissezNousRespirer
(Fb) Collectif Vies Volées
Infos :  https://www.facebook.com/events/578229963107263/

Strasbourg : Un policier condamné à dix-huit mois de prison

  • Un gardien de la paix de 47 ans a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis ce mardi par le tribunal correctionnel de Strasbourg. Il a été reconnu coupable d’avoir frappé, à l’aide d’une matraque, une « gilet jaune » lors d’une manifestation de janvier 2019.
  • Le tribunal est allé plus loin que les réquisitions du procureur, qui avait demandé douze mois de prison avec sursis.
  • Le gardien de la paix, qui n’a pas indiqué s’il ferait appel de cette condamnation, risque maintenant la radiation de la police.

La meilleure des polices

“La meilleure des polices ne porte pas l’uniforme” – La Rumeur

Alors que les forces de l’ordre et leurs actions sont finalement sous le feu médiatique, il semble nécessaire de rappeler l’évidence : ce n’est pas l’action de la police qui devient subitement plus catastrophique, mais l’ordre catastrophique du monde qui a de plus en plus recours à la police.

LA MEILLEURE DES POLICES