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AGENDA

SAMEDI 13 JUIN Mobilisation nationale Vérité et Justice, à l'appel du comité Adama et des familles,  à 14h30 place de la République à Paris.
Infos : ici.

SAMEDI 20 JUIN 13e journée de commémoration pour Lamine Dieng,  à Paris, organisée par la famille Dieng et le collectif Vies Volées ; départ place de la République à Paris à 13h12.
Infos : ici.

SAMEDI 27 JUIN
Marche pacifique blanche "Justice pour Matisse", à Lille, 15h place de la République.
Infos : ici.
Marche Angelo pour un procès, à Blois, 15h place de la Résistance, organisée par la famille Garand et le comité Justice pour Angelo.
Infos : ici.

DIMANCHE 5 JUILLET Pic-nic participatif à la mémoire d'Ibo, à Sarcelles, 13h au Lac de Sarcelles (route des Rufuzniks), organisé par la famille Bah et l'Association Paix et Justice pour Ibrahima Bah.
Infos : ici.

 

 

RECONNAISSANCE DU CRIME par la CEDH après 13 ans de lutte

Mains menottées, pieds sanglés, à plat ventre, le poids de plusieurs policiers agenouillés sur le corps pendant 30 minutes, Lamine est mort écrasé par environ 300 kg le 17 juin 2007. Lamine a subi 2 techniques policières d'ÉTOUFFEMENT : la CLÉ D'ÉTRANGLEMENT avec matraque et le PLAQUAGE VENTRAL. Lamine est mort par ASPHYXIE MÉCANIQUE, à 25 ans.

La vidéo montrant la mort de George Floyd illustre parfaitement la mise à mort de Lamine. Lamine a été victime de la HAINE ANTI-NOIR et du RACISME qui sévit dans la POLICE.

La Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) a rendu son arrêt sur le meurtre de Lamine, conformément à la Convention européenne des droits de l'homme.
OUI, Lamine avait droit à la vie. (art. 2)
OUI, Lamine a subi un traitement inhumain et dégradant. (art. 3)
L’État républicain français, pour clore les poursuites à son encontre, a accepté de verser à la famille la légitime indemnisation fixée par la CEDH. Par cet acte, il RECONNAIT (1) que plusieurs de ses agents ont infligé en groupe la mort à un homme non-armé qui ne les menaçait pas, (2) que plusieurs de ses agents ont failli à leur devoir qui était de conduire un PROCÈS ÉQUITABLE pour rendre JUSTICE.
OUI, Lamine a été massacré par la police et déshumanisé par la justice.

Nous avons franchi une étape.
Poursuivons le combat pour le triomphe de la Vérité et de la Justice !

#LAISSEZ-NOUS RESPIRER ! #STOP RACISME ANTI-NOIR !
#STOP AUX CRIMES POLICIERS !
#STOP À L’IMPUNITÉ !

SANS JUSTICE, PAS DE PAIX - PAS DE PAIX SANS JUSTICE

Commémoration Lamine DIENG
samedi 20 juin 2020 à 13:12
rdv Place de la République (Paris)

#laisseznousrespirer : http://change.org/LaissezNousRespirer
(Fb) Collectif Vies Volées
Infos :  https://www.facebook.com/events/578229963107263/

#JusticePourLamine #JusticePourTous

Communiqué de la famille de Lamine Dieng

Il y a treize ans, le 17 juin 2007, notre fils, frère et oncle Lamine Dieng a été massacré par plusieurs policiers.

Plaqué au sol face contre terre, chevilles et poignets menottés ensemble dans le dos, traîné sur le bitume puis maintenu à plat ventre dans un fourgon de police, le poids de quatre agents sur lui. Lamine est mort asphyxié, le corps marqué de 30 hématomes. Son calvaire a duré une demi-heure.
Lamine avait 25 ans.

Depuis treize ans, notre famille se bat pour obtenir la vérité, la justice et la paix pour Lamine.
D’interminables années de procédures face à une machine judiciaire qui persistait à considérer ce crime comme un non-lieu. D’année en année, des magistrats nous ont dit que la mort d’un jeune homme noir sous les coups des policiers est un non-événement.
Depuis treize ans la justice française répète à notre famille que ces décès sont une chose ordinaire et normale pour les forces de l’ordre en France.
Nous avons vécu treize années de combat contre le déni de justice, face à une institution qui nous a systématiquement refusé un procès pour les responsables de la mort de notre fils, frère et oncle.

Mais le 4 juin dernier, l’arrêt rendu par la Cour européenne des Droits de l’Homme a entériné la culpabilité de l’Etat français, qui reconnaît sa responsabilité dans ce crime policier qui a tué Lamine. C’est une victoire !

Et pourtant, comme tout le monde l’a vu et entendu hier soir, alors qu’un mouvement international massif, historique, fait descendre les foules dans la rue contre le racisme policier et contre les violences impunies des forces de l’ordre, le président Macron n’a pas eu un seul mot pour les victimes insultées, humiliées, tabassées, blessées, mutilées ou tuées ces derniers mois.

Durant le seul mois d’avril dernier, dix hommes sont morts suite à une intervention policière. Dont quatre durant leur garde-à-vue au commissariat. Mais le président du comité de sauvegarde des statues d’esclavagistes n’a pas eu un mot ni une pensée pour ces victimes humaines.

Le chef de l’État a préféré insulter et dénigrer les dizaines de milliers de Français qui se rassemblent dans tout le pays pour manifester contre le racisme et réclamer la vérité et la justice, en les considérant ouvertement comme des ennemis intérieurs menaçant la République. Plutôt que de nous entendre, le « gardien de la constitution » a préféré reprendre le langage de l’extrême droite et nous coller une cible sur le dos pour nous désigner aux forces de l’ordre.

Comme chaque année depuis 2007 nous vous invitons donc à nous rejoindre pour célébrer la mémoire de Lamine.
Mais cette année est particulière !
En raison de notre victoire à la Cour européenne, en raison du confinement et de la multiplication des abus policiers et bien sûr en raison du mouvement international de solidarité contre le racisme policier et de la surdité du pouvoir, nous vous attendons massivement contre l’impunité des violences des forces de l’ordre et pour soutenir et faire entendre les voix des familles de victimes, des blessé.e.s et des mutilé.e.s

Ce samedi 20 juin, rejoignez partout en France les familles présentes dans les événements organisés. Chacun avec son masque et dans le respect des gestes de protection.
À Paris, rendez-vous place de la République, à 13h12, pour la marche #LaissezNousRespirer ! autour du quartier de Ménilmontant où habite notre famille.

Nous ne nous laisserons pas intimider par un président dont la seule réponse est de se cacher derrière ses policiers pour appliquer des politiques toujours plus brutales rejetées par la majorité de la population.
Pour garantir l’État de droit, nous exigeons :
• l’abrogation de l’article « permis de tuer » L435-1, de la loi de sécurité de 2017
• l’interdiction des techniques d’étouffement
• l’interdiction des armes de guerre (LBD, grenades) et des pistolets électriques sur la voie publique
• la suppression de l’IGPN et la création d’une institution indépendante pour enquêter sur les plaintes déposées contre les forces de l’ordre
• la radiation définitive de tout membre des forces de l’ordre ayant commis des actes ou tenu des propos racistes.

Comme on dit chez nous : #PasDeJusticePasDePaix

#JusticePourTous #LaissezNousRespirer #LaissezNousPasser

« LAISSEZ-NOUS RESPIRER ! »
Appel des familles contre l'impunité des violences policières

"Les brutalités policières permanentes auparavant « réservées » aux habitants des quartiers populaires débordent désormais dans les centres-villes. Contre cette impunité, nous, familles de victimes de violences policières, demandons l’interdiction des techniques d’immobilisation mortelles et des armes de guerre en maintien de l’ordre." Lire l'appel →

- pour l’interdiction totale des armes de guerre en maintien de l’ordre (LBD, grenades GMD, GM2L et similaires).
- pour la création d’un organe public indépendant de la police et de la gendarmerie pour enquêter sur les plaintes déposées contre les agents des forces de l’ordre.
- pour la mise en place d’une réglementation qui associe la famille dès le constat de décès (autopsie autorisée seulement après un entretien de la famille avec les services de la médecine légale).
- pour la publication chaque année par le ministère de l’Intérieur : du nombre de personnes blessées ou tuées par l’action des forces de l’ordre, du nombre de plaintes déposées pour violence par les forces de l’ordre, du nombre de condamnations prononcées.

Cette initiative est lancée par le Collectif Vies Volées (Paris, 20e) et le Comité Adama (Beaumont-sur-Oise, 95, et Ivry, 94) avec la famille Dieng et le comité Vérité et Justice pour Lamine Dieng (Paris, 20e), la famille d'Abou Bakari Tandia (Courbevoie, 92), la famille de Tina Sebaa (Saint-Fons, 69), la famille de Baba Traoré (Joinville-le-Pont, 94), la famille d'Abdelhakim Ajimi (Grasse, 06), la famille de Mahamadou Marega (Colombes, 92), la famille de Mahamadou Marega (Ivry, 94), la famille de Youcef Mahdi (Melun, 77), la famille d’Angelo Garand et le collectif Justice pour Angelo (Blois, 41), Awa Gueye et le collectif Justice et Vérité pour Babacar Gueye (Rennes, 35), le comité Justice et Vérité pour Wissam El Yamni (Clermont-Ferrand, 63), le comité Vérité et Justice pour Gaye Camara (Champs-sur-Marne, 77), le collectif Selom et Matisse (Lille, 59), le comité Justice pour Ibrahima Bah (Villiers-le-Bel, 95), le comité Vérité pour Curtis (Massy, 91), le comité Vérité et Justice pour Morad Touat (Marseille, 13), le comité Justice pour Liu Shaoyao (Paris, 19e), le comité Vérité et Justice pour Ali Ziri (Argenteuil, 95), Haby Koumé sœur d’Amadou Koumé (Saint-Quentin, 02), les parents et la sœur de Rémi Fraisse, le collectif Vérité et Justice pour Mehdi (Vaux-en-Velin, 69), Florica Floarea et le comité Vérité et Justice pour Dorel (Vigneux-sur-Seine, 91), Salah Zaouiya et l’association Mémoire Jawad Zaouiya (Mantes-la-Jolie, 78), Justice pour Mehdi Bouhouta (Vaux-en-Velin, 69), la famille Touré et le comité Vérité et Justice pour Zakaria (Troyes, 10), Syakha Traoré, frère de Bouna (Clichy-sous-Bois, 93), Geneviève Legay (Nice, 06), Franck Lambin, père d’Allan (Saint-Hilaire-des-Landes, 35), le comité Vérité et Justice 31, l’Assemblée des Blessés et Les Mutilés pour l’exemple.

MARCHE DES FAMILLES CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES

ANNULÉE

SAMEDI 14 MARS 2020 à PARIS
Rdv à 13h place de l'Opéra

" À l'occasion de la marche traditionnelle, depuis 2011, des familles victimes de violences policières pour la Journée internationale de lutte contre les violences policières.

Nous exigeons l'interdiction des techniques mortelles d'immobilisation et des armes de guerre en maintien de l'ordre. Le texte complet de la pétition "Laissez-nous respirer !" est à signer et partager  ici :  change.org/LaissezNousRespirer "


Cette initiative est lancée par le Collectif Vies Volées (Paris, 20e), le Comité Adama (Beaumont-sur-Oise, 95, et Ivry, 94), la famille Dieng et le comité Vérité et Justice pour Lamine Dieng (Paris, 20e), la famille d'Abou Bakari Tandia (Courbevoie, 92), la famille de Tina Sebaa (Saint-Fons, 69), la famille de Baba Traoré (Joinville-le-Pont, 94), la famille d'Abdelhakim Ajimi (Grasse, 06), la famille de Mahamadou Marega (Colombes, 92), la famille de Mahamadou Marega (Ivry, 94), la famille de Youcef Mahdi (Melun, 77), la famille d’Angelo Garand et le collectif Justice pour Angelo (Blois, 41), Awa Gueye et le collectif Justice et Vérité pour Babacar Gueye (Rennes, 35), le comité Justice et Vérité pour Wissam El Yamni (Clermont-Ferrand, 63), le comité Vérité et Justice pour Gaye Camara (Champs-sur-Marne, 77), le collectif Selom et Matisse (Lille, 59), le comité Justice pour Ibrahima Bah (Villiers-le-Bel, 95), le comité Vérité pour Curtis (Massy, 91), le comité Vérité et Justice pour Morad Touat (Marseille, 13), le comité Justice pour Liu Shaoyao (Paris, 19e), le comité Vérité et Justice pour Ali Ziri (Argenteuil, 95), Haby Koumé sœur d’Amadou Koumé (Saint-Quentin, 02), les parents et la sœur de Rémi Fraisse, le collectif Vérité et Justice pour Mehdi (Vaux-en-Velin, 69), Florica Floarea et le comité Vérité et Justice pour Dorel (Vigneux-sur-Seine, 91), Salah Zaouiya et l’association Mémoire Jawad Zaouiya (Mantes-la-Jolie, 78), Justice pour Mehdi Bouhouta (Vaux-en-Velin, 69), la famille Touré et le comité Vérité et Justice pour Zakaria (Troyes, 10), Siaka Traoré, frère de Bouna (Clichy-sous-Bois, 93), Geneviève Legay (Nice, 06), Franck Lambin, père d’Allan (Saint-Hilaire-des-Landes, 35), le comité Vérité et Justice 31, Fatiha, mère d'Hocine, et le comité Vérité et Justice pour Hocine Bouras (Colmar, 68), Milfet, fille de Zineb Redouane, la famille de Cédric Chouviat (Levallois-Perret, 92), Marie-Paule Chenevat, en hommage à Romain (91), Karen Levy, femme de Philippe Ferrières (Drancy, 93), l’Assemblée des Blessés et les Mutilés pour l’exemple.

DIRE À LAMINE (France, 72 min, 2018).
Un film écrit, réalisé et produit par le collectif Cases Rebelles.

Le 17 juin 2007 à Paris, Lamine DIENG, comme beaucoup d'autres avant lui, était tué par la police. 10 ans après le film « Dire à Lamine » raconte le combat de sa famille et du collectif Vies Volées créé par sa sœur Ramata. Comment vivre avec l'injustice, avec la double blessure du crime et de l'absence de procès? Comment continue-t-on d'exister, de lutter, de résister? Autour d'interviews, d'images d'archives, des membres de la famille et des soutiens abordent ces différentes questions. Souvenirs, méditations politiques, mises en perspective et analyses historiques se succèdent. En contre-point, c'est également un portrait de Lamine qui s’esquisse.

Un film réalisé en association avec le collectif Vies Volées.

La programmation des prochaines projections, les infos sur le film, les participantEs : c'est ici.
Pour organiser une projection, vous pouvez contacter Cases Rebelles via leur site internet ou les réseaux sociaux (@CasesRebelles).

PAS DE PAIX
SANS JUSTICE

VIES VOLÉES : QUI NOUS SOMMES

Vies Volées est un collectif de familles victimes de crimes policiers.
Nous menons différentes actions : recensement des victimes de crimes policiers, entraide judiciaire, campagnes, conférences et meetings, mobilisations, projections de films, etc.

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